Enfance et adolescence : double identité, pluralité de cultures

Né Whang Kyu Yung, à Séoul en Corée le 13 septembre 1973, fils de Whang Hak San et de Chung Bong Won, j’ai été adopté le 26 août 1975 en Belgique par mon papa belge Pero Despic (d’origine serbe, autrichienne et égyptienne), fourreur et ma maman française Brigitte Despic née Marie-France Tourolle du Nord de la France et de la Champagne, fonctionnaire européenne.

 

Je suis donc devenu Eric Yung Despic, et j'ai été éduqué dans des valeurs aristocratiques et pan-européennes par des parents ayant connu la Deuxième Guerre Mondiale et l'exil.

Mon éducation religieuse a été catholique mais j'ai aussi pu goûter à l'orthodoxie serbe et à une touche de bouddhisme, avec avant tout le respect de la Foi quelle qu'elle soit, le respect du Sacré, et aussi le droit de se démarquer des autorités religieuses.

 

C'est à l'Ecole Européenne de Bruxelles II à Woluwe Saint-Lambert que j'ai effectué ma scolarité des maternelles à la fin du secondaire avec options langues et sciences.

 

A la fin de mon adolescence, la pratique des arts martiaux (king boxe khmer, boxe thaï, qwankido) a été essentielle dans mon développement corporel et psychologique.

 

Jeune adulte : des études, des voyages, du commerce, du travail social

 

Après le baccalauréat ne sachant pas vers quoi me diriger je suis parti étudier le marketing en France et en Grande-Bretagne. Ainsi, j'ai obtenu un double diplôme de commerce international en France et en Grande-Bretagne - ESC Reims (F) et Middlesex University de Londres (GB) - puis une agrégation de philosophie - Université Libre de Bruxelles (Belgique).

Durant mes études, j'ai travaillé brièvement chez IBM à Londres, chez MBK Industrie à Saint-Quentin (F).

Et tout en terminant mes études de philosophie j'ai été bénévole puis éducateur et coordinateur dans le service enfants et ados d’un centre pour réfugiés à Bruxelles (B) : le Petit-Château.

 

Ce fut une expérience riche et intense où mon engagement démesuré et mes enjeux personnels non reconnus ont résulté en un burn out.

 

Aussi, le 1er novembre 2001, j’ai quitté cet emploi et Bruxelles pour prendre le train pour Paris sans savoir encore ce que j’allais y faire. En descendant du train 1h30 après je le savais : proposer des rituels funéraires pour des personnes coupées de toute religion.

Et c’est ce que la Vie m’a permis de faire au bon endroit endéans quelques semaines à l'Autre Rive. Cette entreprise avait été créée quelques mois auparavant par Raphaël Confino dans l'optique de proposer "une autre façon d'aborder les obsèques".

 

Je propose depuis lors des rituels de vie, de mort, d’amour et de passage en phase avec les besoins , désirs et valeurs des personnes que j’accompagne.

 

Je vis cela un peu comme une mission, même si le mot paraît fort mais je n'en vois pas d'autres.

Une nouvelle phase d'apprentissage : le chemin du Sacré

 

Après Paris, je suis rentré à Bruxelles en pleine dépression et j'ai enfin commencé à travailler sur moi tout en suivant des formations complètes en thérapie psycho-corporelle (Centre Ressourcements avec Joëlle Thirionet : Thérapie Psycho-Corporelle Evolutive en 4 ans), en massage (Synergétique, Initiatique, thaï), en chamanisme (Claude et Noëlle Poncelet), en Constellations Systémiques familiales (Champs de présence avec Marie-Claude van Lierde, Annouche Katzeff et Vinciane Marlière), en psychopathologie (IFTS avec Michel Delbrouck).

 

Durant ces années j'ai aussi abordé la médecine chinoise, le feng shui, la naturopathie, les arts martiaux, le theâtre, le cirque, les percussions, la danse, le yoga, le taïchichuan, la méditation zen.

 

​J'ai pratiqué la psychothérapie quelques années (notamment avec des familles adoptives), puis j’ai arrêté pour créer avec Veronique (ma compagne de l'époque avec qui nous avons conçu notre fille Lily en 2008) le magasin Koréam centré sur les fêtes et rituels où en plus de proposer des cérémonies je créais des faire-part et des cadeaux personnalisés.

 

​Suite à la fin de ce magasin, je me suis plongé plus profondément dans le chamanisme où je suis encore et toujours dans une approche nourrie des traditions ancestrales et enracinée dans la culture et les enjeux d’ici et maintenant (deux vidéos de moi à la fois un peu anciennes mais à certains égards toujours d'actualité : 1&2).

 

​Le chamanisme que je vis et pratique est donc relié au christianisme ainsi qu'aux autres religions du Livre et aux autres religions et spiritualités. Mais aussi à la philosophie, aux sciences humaines, aux sciences dites exactes, à l’art, à la politique, et bien sûr à la psychothérapie. Toutes ces pratiques étant à mes yeux issues du chamanisme ancestral qui fait partie intrinsèquement de notre humanité. Humanité d'aujourd'hui et d'hier, d'ici et d'ailleurs.

 

L'âge de la maturité... et l'apprentissage continue

 

Début 2018, j'ai vécu une grande phase de doute où je me sentais perdu. Ce moment qui était finalement une période de gestation. Et cela a été l'occasion d'enseigner le cours de Philosophie et Citoyenneté dans le secondaire et ainsi de renouer avec des questionnements et des thématiques à la fois métaphysiques et sociales.

Au printemps 2018, ce fut la renaissance avec deux beaux bébés :

Le Belgian Circle of Shamans and Others, un cercle aux multiples possibilités pour rassembler différents praticiens et pratiques ayant pour point commun la reliance de l'humain à son environnement.

Le Cercle Carré avec mon ami et associé Claude Debar, une structure commune qui propose et promeut les rituels, les rites de passage et les cérémonies, et propose à chacun de retrouver un chemin pour se reconnecter au Sacré sans prétendre à détenir de vérités à ce sujet.

En outre d'un point de vue personnel, je suis dans une démarche psychothérapeutique, en supervision, et je continue mon apprentissage.